Quand la miniature offre un grand voyage

De prime abord, les Chemins de fer du Kaeserberg ne semblaient pas tout à fait adaptés à mes centres d'intérêts. En effet, je n'ai jamais été passionnée par l'univers des trains. Clairement, ce n'est pas mon truc même si je conçois que ça puisse être un sujet de passion.

Quel dommage cela aurait été si je m'étais arrêté à cet à priori...


Il faisait froid ce jour là, une vraie journée d'hiver, lorsque j'ai poussé la porte d'entrée du musée.

Grand hall de gare moderne, pendule des CFF, et billet d'entrée au design d'un ticket de train vintage me plongent immédiatement dans une ambiance ferrovière, ma foi, plutôt charmante. « Tickets s'il vous plait ! », un monsieur, poinçon dans la main, fait signe au groupe de visiteurs que j'ai rejoins, de nous approcher. Un par un, les tickets sont troués et nous donnent accès à une petite salle de cinéma dans laquelle est projeté un documentaire d'une vingtaine de minutes sur l'histoire de ce musée. On y découvre un jeune garçon de 5 ans, interprêté par un comédien, fuguant pour aller regarder passer les trains... L'histoire, vraie, du créateur de cet endroit, Marc Antiglio. Puis un rêve, celui de construire un réseau de trains miniature. Les débuts de ce projet fou, projet d'une vie ; des heures, des mois, des années de travail. Dix-sept ans exactement seront nécéssaires pour créer ce que nous allons découvrir ensuite. Je suis captivée. L'âme du lieu m'embarque, laissant mes préjugés déjà loin derrière moi.

Les lumières de la salle se rallument et nous sommes invités à aller découvrir l'immense maquette. Je me surprends à ressentir de l'excitation. Il y a quelque chose de magique dans ce rêve de gosse, quelque chose d'irrationnel qui m'a captivé et que je veux voir de mes propres yeux.

6500 minuscules personnages

Dans ce monde à l'échelle 1/87e, il est onze heures, un vendredi d’automne des années 90, l’air est sec et dégagé, il fait beau. Le décor est planté et le voilà qui s'étend devant mes yeux écarquillés.  J'ai l'impression d'avoir 7 ans et tout un monde de Polly Pocket à explorer ! Je ne sais par où commencer et me dirige alors vers ce qui me semble être la scène principale, la gare de St. Jakobstadt. Ne cherchez pas cette ville sur Google Maps. Elle est fictive, tout comme l'ensemble des lieux présentés ici ! Ces contrées sont imaginaires même si parfaitement représentatives de la Suisse allemande ou des Grisons, qui ont d'ailleurs inspirés certaines parties du réseau.

Je suis fascinée par la vie immobile qui s'étend devant moi. J'ai envie de rejoindre ces personnages et d'aller visiter les boutiques du coin ou de courir voir le spectacle du cirque Knie qui a planté sa tente non loin de là... Je me colle contre la barrière pour voir, le plus près possible, ces détails au réalisme troublant. Mon esprit s'éloigne... me voilà perdue dans mes rêveries, créant mille histoires et renouant avec l'imagination de ma petite enfance. Rêvant de toutes mes forces qu'un sortilège de magie vienne animer soudainement les 6500 personnages qui composent notamment cette folle maquette. Les trains, eux, n'ont pas besoin de sort. Ils vont et viennent là ou les rails les mènent, traversants le pays imaginaire et voyageants, dans leurs différents wagons, 3200 des 6500 personnages présents.

Les minutes passent à une vitesse folle. Je n'ai pas envie de partir, mais un bip de mon téléphone me rappelle que je suis en retard à mon prochain rendez-vous. Je ne peux quitter les lieux sans poser encore quelques questions, notamment au sujet de l'entretien d'une telle maquette. La poussière par exemple. Comment est-elle gêrée? J'apprends alors qu'une fois par an, 5 personnes sont mobilisées pour une semaine intensive d'entretien. Elle est enlevée à l'aide de pinceaux, parfois très fins afin de ne pas abimer la moindre pièce. Imaginez la minutie et la patience dont il faut faire preuve... A cela sont ajoutées les 10 000 roues à nettoyer aux cotons tiges. Des moments qui offrent encore« un moyen de découvrir des détails qu'on n'avait toujours pas remarqué! ». Confidence de Monsieur Zapf, directeur du lieu.

Très en retard et tout à fait enchantée de ma visite, je jette un dernier regard à cette vie miniature, me jurant de revenir observer un jour, en toute indiscrétion, ce grand jeu d'enfant...

A savoir : Les lieux peuvent être privatisés pour des repas d'entreprises, anniversaires ou apéritifs. Un traiteur collabore avec Les Chemins de fer du Kaeserberg. Courses d'écoles bienvenues !

-> Les Chemins de fer du Kaeserberg, Impasse des Ecureuils 9B, 1763 Granges-Paccot
http://kaeserberg.ch/

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Plus sur l'auteur

Perret Céline

Perret Céline

Suissesse de 31 ans, je suis une nenette pétillante, mystique et idéaliste. Animatrice radio depuis 10 ans (Rouge FM, Radio Fribourg)et complètement passionnée par l'univers et l'état d'esprit bohème, j'ai crée il y a 2 ans ma marque de bijoux BeBoho et ai décidé - enfin! - de lancer mon blog il y a quelques semaines. Une porte sur le monde bohème à travers la mode, la lecture, les voyages, la spiritualité ou les activités tendances!

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