Lowrider, comme un lion

Esthétique skate inspirée des Etats-Unis, belles couleurs et design reconnaissable en un coup d’œil: impossible de ne jamais avoir croisé une personne portant un T-shirt Lowrider. Ou alors un mur signé du même nom, au détour d’un shop ou d’un café cool. Lowrider, c’est le nom que Serge Nidegger a donné à son atelier de sérigraphie lorsqu’il a ouvert en 2000 à Fribourg. Seize ans plus tard avec sa femme Valérie à ses côtés depuis le début, l’entreprise familiale élève l’artisanat au rang d’art sur la scène internationale. Magnéto, Serge: «Enfant, je collectionnais les autocollants. Un jour, des amis décorateurs de mes parents qui avaient un set-up de sérigraphie m’ont fait imprimer un autocollant des jean’s Clark avec un aigle, précise-t-il en souriant sous sa casquette. J’ai découvert ma vocation à 8 ans». Après son apprentissage, il voit déferler les streetbrands à la fin des années 90. «C’était le bon moment pour ouvrir un business de T-shirts à l’écoute des jeunes», se souvient-il. Le logo du label est un lion stylisé. Son signe du zodiaque et accessoirement le félin illustrant la lettre L du livre avec lequel il apprend à lire enfant, entièrement illustré par l’artiste fribourgeois Teddy Aeby, dont l’œuvre l’inspire encore aujourd’hui. 

Sa culture, c’est celle du hip-hop US, qui débarque en Europe au début des années 1980. «Je me souviens avoir vu Beat Street au cinéma et de ma première paire de Jordan achetée à Londres avec ma mère en 1986, se remémore-t-il. Adolescent, j’ai fait du basket et beaucoup de graffitis». Puis il y a eu les Beastie Boys évidemment, qui n’ont pas oublié de l’inviter lors de leur passage à Montreux Jazz en 2007. Au fil des ans, il est sollicité pour des illustrations, des peintures murales et des mandats dans l’édition, comme le New York Magazine, qui l’a repéré sur Instagram. Sans ne jamais tourner le dos aux T-shirts, il continue d’en dessiner pour des marques internationales, petites et grandes, telles que The North Face ou Jordan. 

La sérigraphie artistique, qu’il pratique pour des galeries, le passionne: «Les formats sont plus grands, les couleurs illimitées. C’est aussi l’idée de faire quelque chose qui dure plus longtemps, et sera transmis à d’autres générations». Découvrons sans plus tarder son univers sur son [email protected]. A lui seul, son slogan résume tout: «Give more ink» (donne plus d’encre).

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Plus sur l'auteur

Lanz Alexandre

Lanz Alexandre

Ancien rédacteur en chef du magazine suisse Edelweiss, Alexandre Lanz a débuté sa carrière en 2009 comme chef de rubrique des pages Services du quotidien Le Matin. En 2012, il est nommé rédacteur en chef du magazine féminin Profil, avant de rejoindre en janvier 2014 la rédaction du titre Edelweiss en tant que responsable de la mode et de la musique. Il est conseiller éditorial de FRiStyle.

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