La Saint-Nicolas à Fribourg

La Saint-Nicolas est la manifestation-phare de la ville de Fribourg depuis plus de cent ans. Elle attire chaque année près de 30’00 personnes. Mais qu’a-t-elle de si spécial ? Nous avons posé la question à quelques acteurs de cette fête.

 

Une histoire de famille

Pour Jacques la Saint-Nicolas représente un héritage à transmettre : « Dans notre famille elle a toujours été LA fête familiale. J’ai un énorme plaisir à partager cela avec mes enfants et aujourd’hui avec mes petits enfants. »

Il est le fils de Louis Dietrich, le collectionneur des cartes de la Saint-Nicolas. Héritier de cette collection, il reprend le flambeau mais pas seul. En effet, son fils Benoît aura pour mission de créer un site internet à la collection. Puis ce sera au tour de Chantale, la fille de Jacques, d’apporter sa pierre à l’édifice en créant un système d’exposition transportable.

L’aventure familiale continue et Jacques recherche toujours les cartes manquantes à la collection.

 

Un grand enfant

Romain Jacquet a découvert la Saint-Nicolas sur le tard. Il habitait à la campagne et ce n’était pas dans les habitudes de se déplacer pour l’occasion. Aujourd’hui, il est proviseur au collège St-Michel et participe à l’organisation de la fête : « Je suis dans le cortège et vous savez un enfant qui reçoit un biscôme du saint Nicolas on dirait qu’il a reçu le paradis ! Et quand on est sur le balcon on voit à travers les barreaux de molasse les 25'000 personnes : là on se sent privilégié. »

 

Faire vivre la ville

Cette année, pour la première fois la fête se prolongera le dimanche et Jean-Jacques Hofstetter s’est vu proposer l’organisation d’un atelier pour les enfants. Il a hâte de les accueillir et se réjouit de l’animation que la fête va amener au quartier : « Je me fais des fois un peu de soucis pour l’avenir du quartier avec les travaux qui sont prévus, ici à la galerie on a des produits uniques mais pour les commerçants ça risque d’être difficile. Du coup c’est bien d’amener les gens ici. »

Il se rappelle également de sa peur des pères fouettards et de son amour pour les biscômes. Il me conseille tout de même de faire attention à ne pas m’en recevoir sur la tête !

 

Celle qui a tout testé

Lors de sa première année à Saint-Michel, Léa Haberditz a eu la chance de se retrouver dans une classe de latinistes ce qui lui a permis de participer au défilé de la Saint-Nicolas en tant que porteuse de corde. Pour cette jeune fille qui n’avait pas vécu la fête étant enfant, cette expérience resta inoubliable. Elle profita donc, l’année suivante, de découvrir l’événement en tant que spectatrice et de partager cette expérience avec ses amis. Cette année elle aura a nouveau la chance de participer au cortége mais dans un rôle plus prestigieux cette fois: mère-fouettarde. En effet il n’y a que huit père-fouettards et mère-fouettardes alors que plus de quarantes personnes sont nécessaires pour porter les cordes. Léa voit cette participation à la fête comme une occasion unique de s’impliquer dans la vie du collège et de lier les éléves de différentes classe, spécialités, millieux et ne parlant parfois pas la même langue. Mais c’est aussi un privilège « On ne peut normalement le faire qu’une seule fois dans sa vie, en 3ème année, et seulement si on est à Saint-Michel. »

 

Des valeurs à partager

Natacha Roos est cheffe du service culturel de la ville. Son rôle dans l’organisation de la Saint-Nicolas est de lier les différents acteurs pour leur permettre de donner vie à leurs idées. Elle est fribourgeoise et allait, enfant, raconter une poésie ou entonner un chant, perchée sur la table de l’aérodrome d’Ecuvillens. Pour elle la Saint-Nicolas est un lieu de rencontres : « Je crois que plus on vit dans le virtuel, plus on a besoin de moments pour se retrouver en vrai », mais elle apprécie surtout les valeurs que la fête véhicule : le partage, l’intégration et l’entraide. Celles-ci prennent un nouveau sens lorsque elles sont transmises : « L’année passée nous étions au collège lors du départ de saint Nicolas et il s’est arrêté pour serrer la main de mes enfants et leur dire quelques mots. Il n’y a rien de plus fantastique que de voir la lumière dans leurs yeux. Elle doit d’ailleurs aussi toujours être dans les miens ! »

 

Un challenge pour une chanteuse

Cécile Roulin fait partie du « Chœur de mon cœur » depuis 7 ans. Pour elle chanter c’est dans le sang : « Mes parents se sont connus à ce chœur et ma sœur en fait aussi partie ». La Saint-Nicolas représente pour elle une tradition et un esprit magique. Mais cette fête cache également quelque chose de plus pour la jeune femme : « C’est un bon exercice pour nous parce qu’on a pas vraiment l’habitude de chanter à capella et c’est aussi un challenge car on passera avant ou après des cœurs plus connus à Fribourg et parfois plus expérimentés. »

Elle espère réussir à faire connaître son chœur qui regroupe des jeunes âgés de 15 à 30 ans environ chantant toutes sortes de chansons allant de la variété française à la pop-culture américaine.

 

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