"En attendant, écrivons" , une action lancée par Mattieu Corpataux sur FB - Un regain culturel en temps de coronavirus

Le coronavirus nous fait changer notre façon de fonctionner, mais il nous rend aussi plus créatifs. Sur les réseaux sociaux les initiatives solidaires et/ou participatives se multiplient. Dans le canton de Fribourg, ces belles initiatives ne manquent pas.

Aujourd’hui, nous vous faisons découvrir « En attendant, écrivons - Regain culturel en temps de coronavirus » lancé sur FB par Matthieu Corpataux.

Mais laissons-le se présenter et nous expliquer son initiative pour contrer l'ennui et son amour pour l'écriture.

Pouvez-vous vous présenter brièvement ?

Je m'appelle Matthieu Corpataux, je suis assistant diplômé à l'uni de Fribourg en littérature française (donc doctorant et enseignant à l'uni).

Je suis également éditeur : je dirige entre autres la revue littéraire L'Épître  qui s'est donné comme mission d'encourager à l'écriture.

Je dirige encore le Salon du livre romand et suis impliqué dans beaucoup de projets culturels en Suisse romande. 

Grâce à tout ça, je donne régulièrement des ateliers d'écriture et en organise souvent à Fribourg avec des écrivaines et des écrivains professionnels.

(On peut aussi noter qu'un recueil de poésie que j'ai écrit l'année passée vient de sortir aux éditions de l'Aire (il s'appelle Sucres), mais ce n'est pas essentiel ici.)

 

Vous avez ouvert une page FB « En attendant, écrivons », comment décririez-vous cette page ?

Cette page est une invitation à continuer à imaginer, à s'amuser, à réfléchir et surtout à créer, au moyen de l'écriture, vecteur de lien social et d'émotion. Elle fonctionne comme une sorte d'atelier d'écriture virtuel où chaque jour une écrivaine ou un écrivain professionnel-le propose une impulsion d'écriture. Un embrayeur, une pichenette, une amorce. Chacune et chacun sont invités à écrire à partir de cette impulsion ; puis à poster son texte sur la page (ou le garder en privé). 

Il y aura sur cette page, une étincelle d'écriture par jour, aussi longtemps que l'on sera en quarantaine afin de lutter contre le vide culturel, et par conséquent social, de cette période. 

En seulement deux jours, une vingtaine d'amis écrivains ont accepté de jouer le jeu et plus de 500 personnes ont liké la page. De plus, une soixantaine de textes ont été écrits et c'est là un minimum car je ne peux compter que les textes publiés sur la page. Or je sais que plusieurs personnes ont écrit sans publier. Je sais également que plusieurs enseignants vont utiliser cette page comme petit exercice d'écriture à donner à leurs élèves. C'est formidable. 

 

Vous y proposez un jeu d’écriture. Que diriez-vous aux « frileux » pour se lancer et participer ?

Cette page n'est pas un concours, il n'y a aucune autre motivation nécessaire que celle d'avoir envie. C'est une impulsion et les gens sont libres d'écrire ce qu'ils veulent. L'écriture est surtout l'un des meilleurs moyens de stimuler sa pensée et de maintenir un lien social. Il n'y a pas de juste ou faux sur cette page et tout le monde est le bienvenu. 

 

Pourriez-vous conseiller quelques livres à notre communauté ? Pourquoi ?

Il y a tellement de bons auteurs en Suisse romande, des auteurs vivants, que l'on peut rencontrer, avec qui l'on peut échanger, partager. Ce sont ces livres que je conseillerais. En les achetant en librairies évidemment. 

 

Est-ce peut-être le moment de tenter l’écriture ?  Si oui, avez-vous quelques conseils avant de commencer ?

Le meilleur moyen pour écrire, c'est d'écrire. Il faut juste se lancer et cette page facebook (ou L'Épître) sont des plateformes parfaites pour cela. Et il faut lire un peu de tout, de tous les genres, de tous les styles pour trouver la voix et la voie qui nous correspondent.

 

La lecture (ou l’écriture) en … 3 mots ?

Difficile de donner trois mots sans être cucul. Disons : liberté, raison, création

 

Un « message d’espoir » en ces temps « difficiles » ?

L'art et la culture trouveront toujours un moyen de percer la poussière.  

 

Si je vous dis " FRIBOURG MON AMOUR ", vous pensez à quoi ?

Que Fribourg, plus que jamais, est connecté au reste du monde tout entier. 

Mais également que nous sommes des privilégiés, et que nous devons mettre tous ces privilèges au service des personnes les plus fragiles. 

Matthieu Corpataux

MERCI à Matthieu Corpataux pour ses réponses et son initiative

Crédit photo Nicolas Brodard

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